• Beatles : I Saw Her Standing There (1964)

    La face B de I Want To Hold Your Hand, ce qui, dans le cas des Beatles, a peu d'importance car les gens gobaient les deux faces avec un bonheur égal. Voici un rock & roll juvénile, héritier des créations des pionniers, tout en renouvelant un peu le style. Avec les claquements de mains, les Oouuu, c'est une pièce typique des premiers jours du quatuor. Un enregistrement de 1963 mais un succès de l'année suivante en Amérique. Bof, les Beatles, diront certains... Eh non, braves gens ! Ces quatre gars avaient beaucoup de talent et grâce à eux, le rock & roll est devenue une musique à part entìère, sans influence du R & B ou du country, comme c'était le cas au cours de la décennie 1950.


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  • Sam The Sham & The Pharaohs : Wooly Bully (1965)

    Ce groupe n'aura duré que deux années et leurs succès suivants sortaient tous de la cuisse de celui-ci : rythme sautillant grâce à un orgue, solo de saxophone et titre synonyme d'un bruit. Et alors ? C'était pour s'amuser et Wooly Bully prouvait cent fois que le rock pouvait aussi être rigolo.


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  • Surfaris : Wipe Out (1963)

    Si, en 1963 et 1964, vous faisiez partie d'un groupe amateur pour amuser les copains de votre quartier à la salle de loisirs, Wipe Out faisait partie de votre répertoire. Pas le choix : le batteur l'avait exigé ! Et si vous veniez à peine d'acheter une batterie, vous avez appris les rudiments de l'instrument en écoutant cent fois ce 45 tours. Le plus curieux est que le guitariste, pas mauvais, est le grand oublié de cette histoire. Les Surfaris était un groupe vocal. Cette pièce instrumentale était la face B de leur 45 tours. Le destin en a décidé autrement.


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  • Betty Everett : Shoop Shoop Song (1964)

    Une chanson pop parfaite ! De l'introduction jusqu'à la mélodie, au climat de bonne humeur, jusqu'au chant accrocheur de Betty Everett. Le disque doit beaucoup à celles qui ne sont pas créditées : les choristes, du nom de Opals. Elles imitent parfaitement la sonorité typique des groupes vocaux féminins du temps. D'ailleurs, leur insistance à nous lancer des Shoop Shoop a fait en sorte que le titre de la chanson, It's In His Kiss, a été changé. 10 sur 10 avec des étoiles !


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  • Billy Stewart : Summertime (1966)

    Tout le monde sait que le Summertime de Gershwin a été enregistré 342 512 fois. Cependant, il n'existe aucune version semblable à celle de Billy Stewart. On remarque surtout l'introduction et la finale, débordantes d'onomatopées dynamiques, mais il faut aussi noter le batteur hyperactif et les cuivres qui claquent. De la pure dynamite ! Le plus curieux est que hors ce titre exceptionnel, le reste de son répertoire est banal.


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  • Four Tops : Reach Out I'll Be There (1966)

    Mon titre favori des Four Tops et peut-être de l'histoire entière de Tamla-Motown. Tout ici me paraît parfait : la mélodie, l'instrumentation (Notez la basse) et surtout le chant ressenti de Levi Stubbs. Un grand moment !


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  • Little Eva : The Loco-Motion (1962)

    Une des introductions les plus distinctives de tous les temps. Ce disque se mettait en route pour écraser tout ce qui précédait et l'auditeur savait à la seconde près de quoi il s'agissait. Une composition de Carole King et de Jerry Goffin et comme il n'y avait personne pour la chanter, le couple a demandé à leur gardienne de bébé : Little Eva. The Loco-Motion sera alors No 1, tout comme les reprises de Grand Funk et de Kylie Minogue. Je crois cependant que la version d'origine demeure la meilleure.


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  • Dion : The Wanderer (1962)

    Sans doute que si Dion avait été présent au début du rock, il aurait présenté ses chansons d'une façon différente. Il y avait certes ici quelques éléments relatifs à la mode 1962, comme les choeurs masculins, mais, tout de même, il n'y existait pas meilleur chanteur rock au cours de la période pré-Beatles. The Wanderer déborde aussi d'humour type bande dessinée avec la description de ce vagabond attirant l'attention de toutes les femmes.


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  • Bill Doggett : Honky Tonk (1956)

    Succès surprise pour ce pianiste et organiste actif depuis les années 1930 (et qui le sera jusqu'à la décennie 1990, pour une très longue carrière). Doggett compose un R & B parfait, juteux, débordant d'un climat chaud et excitant. D'abord, un rythme irrésistible ponctué par des claquements de mains. Ensuite : chaque instrumentiste semble jouer avec le feu au derrière. Enfin : les cris des musiciens ajoutent à l'ambiance, faisant de Honky Tonk un enregistrement excessivement vivant. La part de Doggett, sur ce disque ? Compositeur et arrangeur. En réalité, on ne l'entend que brièvement, à l'orgue, à la finale. Seule la partie 2 a été un succès, mais je vous présente la pièce complète. Honky Tonk sera souvent repris, mais le disque d'origine demeurera supérieur à toutes ces entreprises. Un de mes disques favoris de tous les temps.


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  • Gene Vincent : Be Bop A Lula (1956)

    Les chansons enregistrées en 1956 par Gene Vincent et les Blue Caps sont lumineuses, car il s'en dégageait une forte identité unique. La basse élastique, la guitare brillante de Cliff Gallup, les brefs coups sur la batterie et le balai utilisé, sans oublier la voix expressive de Vincent. Be Bop A Lula demeurera la chanson "signature" de Vincent et un drôle d'oiseau dans l'histoire du rock : pas de rythme enlevant ici, mais un certain climat qui doit un peu au jazz, une certaine menace nocturne. Grand disque !


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