• Duane Eddy : Rebel Rouser (1958)

    Un guitariste important, non pas à cause de sa dextérité, mais parce que ses succès ont lancé la vague de rock instrumental qui sera très présente jusqu'en 1963. Sa façon de jouer sur les basses, surnommée Twangy (Sans doute parce que ça faisait TWANG !) est à la base de la sonorité dite surf. Rebel Rouser est le premier de ces disques populaires.


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  • Kingston Trio : Tom Dooley (1958)

    Premier succès radiophonique de l'histoire de la musique folk, style présent depuis pourtant très longtemps, mais souvent considéré comme marginal. Le Kingston Trio s'inspirait des Weavers, mais avec une approche plus sage, de jolies voix, un banjo, des guitares. L'immense succès de Tom Dooley a changé le visage de la musique folk, qui connaîtra alors une phase de popularité jusqu'alors inédite. La plupart des ensembles masculins imiteront le Kingston : Brothers Four, Highwaymen, Journeymen et même les Cailloux québécois, jusqu'à ce qu'une autre génération (Dylan, Baez, Peter Paul & Mary) prenne le relais. Kingston Trio fut surtout populaire sous la forme microsillon, puisant dans le répertoire de jeunes compositeurs, d'autres plus expérimentés, sans oublier les chants traditionnels d'autres pays.

    Tom Dooley provenait d'une chanson enregistrée au cours des années 1920 mais même à ce moment-là, il s'agissait d'une pièce plus ancienne, basée sur une histoire véritable qui s'est déroulée au cours de la guerre civile américaine. Si, si : Tom Dooley a existé !


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  • Jaguars : Mer Morte (1964)

    L'incontournable disque romantique de toutes les fêtes adolescentes du Québec des années 1960. Idéal pour danser collé collé ! La guitare rythmique peut paraître démodée pour 1964 et, de ce fait, Mer morte a certes un petit air 1959, ce qui n'empêche pas le guitariste Arthur Cossette de nous proposer une superbe partie. Les Jaguars composaient aussi du rock remuant. La vague des groupes instrumentaux tirant à sa fin, nos félins tenteront une approche chantante avant de déposer les armes quand Arthur sera appelé par les Sinners, puis, brièvement, par Robert Charlebois. Souvent, il reformera de nouveaux Jaguars, pour un disque ou la scène. La cuvée des années 1990 était intéressante. Mer morte demeure un grand 45 tours de l'histoire la musique pop québécoise.


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  • Hou-Lops : Blue Jeans sur la plage (1965)

    Un des meilleurs disques jeunesse du Québec des années 1960. Les Hou-Lops, comme tant d'autres, n'avaient pas le contrôle de ce qu'ils enregistraient, les producteurs y allant pour la sécurité de chansons anglaises traduites. Il y avait pourtant sur leurs microsillons quelques compositions et la plupart ont connu du succès. Si ces gars avaient eu le choix, ils auraient sans doute enregistré plus de créations.

    Blue Jeans sur la plage est une photographie de la jeunesse québécoise de 1965. Voici les vacances estivales avec les promesses de plaisirs, de romantisme. La plage représente pour les jeunes la liberté, la joie d'être ensemble. Ce tableau gentil a été écrit par Louise Rousseau, journaliste adolescente. Ce qu'elle raconte est simple mais déborde d'une certaine "poésie de génération." Ce qui ne gâche rien : la musique est excellente, particulièrement la guitare. J'aurais cependant pu me passer du bruit des vagues... J'aime tant cette chanson que je l'ai paraphrasée sous la forme d'un chapitre dans mon roman Les fleurs de Lyse.

    Quant au nom Têtes Blanches indiqué sur l'étiquette, il s'agissait du nouveau nom des Hou-Lops, suite à une transformation capillaire... Cependant, pour le public, le groupe est demeuré Hou-Lops.


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  • Van Morrison : Brown Eyed Girl (1967)

    Le jeune Van Morrison, volant de propres ailes après l'aventure des Them, propose ce qui sera son plus grand succès sous forme 45 tours et sans doute une de ses chansons les plus simples de sa longue carrière. Simple et tant et tant mélodique qu'elle devient rapidement attachante.


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  • Millie Small : My Boy Lollipop (1964)

    Sucrerie délicieuse ! Après cinq secondes d'écoute, l'auditeur est emporté par le rythme, la bonne humeur et la voix de petite souris de Millie Small, 17 ans (Au fait : oui, Small était son véritable nom). L'adolescente était de la Jamaique, mais le disque a été enregistré en Angleterre, produit par Chris Blackwell, futur Maître de la compagnie de disques Island. Lollipop est aussi le premier succès occidental de la famille du reggae, le rythme que l'on connaît bien et qui était alors plus rapide, portant le nom de "Blue Beat". La chanson était une reprise d'un titre obscur de 1956, par Barbie Gaye.


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  • Chubby Checker : The Twist (1960 - 1962 )

    Au cours du 20e siècle, aux États-Unis, cela en omettant les chansons de Noël, il n'y a eu que deux disques atteignant la première position du palmarès Billboard à deux reprises : Prisoner's Song de Vernon Delhart (en 1927) et The Twist par Chubby Checker. Si en 1960 la pièce a eu un impact se réflétant sur d'autres chansons, la folie de la danse Twist n'est arrivée qu'au cours de l'automne 1961, suite à un passage de Checker à la télé nationale, où l'artiste présentait le pas. Dès lors, le 45 tours réédité s'est remis à grimper les échelons pour retourner sur son trône en 1962. Pour le meilleur ou pour le pire, il y eut alors un déluge de danses à la mode, certaines profondément idiotes à regarder. Les gens s'amusaient et notre Chubby est devenu le roi de diverses danses et le grand apôtre du Twist. La chanson était une reprise d'un titre 1959 de Hank Ballard que vous pouvez entendre en suivant ce lien :

    http://4578.eklablog.com/hank-ballard-the-midnighters-the-twist-1960-a44894060


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  • Rooftop Singers : Walk Right In (1963)

    Un excellent trio folk, mené par un ancien membre des Tarriers et des Weavers. Walk Right In provenait du répertoire du groupe jug de Gus Cannon, qui l'enregistra en 1928. Des vigoureuses guitares acoustiques étaient présentes pour un des meilleurs disques du genre de cette période. Pour entendre la version d'origine, suivez ce lien :

    http://musimariob.eklablog.com/sources-walk-right-in-a41640667


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  • Bobbie Gentry : Ode To Billie Joe (1967)

    Une chanson unique. Rien de semblable n'avait alors été entendu. La pièce proposait avant tout un climat hypnotisant et les paroles terre à terre représentaient une approche peu courante. En effet, le contenu de la chanson se déroule dans une famille pendant un repas, alors que les membres parlent du suicide d'un certain Billie Joe, qui s'est lancé en bas d'un pont. Le tout est entrecoupé de paroles banales du type "Passe moi les biscuits". De fil en aiguille, la fille de la famille croit comprendre que Billie Joe s'est enlevé la vie à cause d'elle. Un film basé sur cette chanson sera tourné, quelques années plus tard. Cette chanson sera souvent reprise jusqu'à nos jours, mais le disque d'origine demeure très moderne.


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  • Shocking Blue : Venus (1970)

    Groupe néerlandais très populaire en Europe, mais honte à l'Amérique : Shocking Blue n'est connu que pour ce seul succès. Au-delà de la popularité de ces gens, je souligne leur importance, à cause de la présence de la chanteuse Mariska Veres. En tous points, elle était supérieure aux Janis Joplin et Grace Slick américaines de l'époque et je peux même la considérer comme la première femme à faire preuve d'une grande crédibilité dans le cadre d'une formation rock. L'écoute des microsillons de Shocking Blue est pleine d'agréables surprises. En ce qui concerne leur grand succès Venus, comment résister à une chanson avec une introduction si distinctive ? De plus, c'est mélodique, très accrocheur. Un enregistrement de 1969, mais populaire l'année suivante. Je couronne Venus mon succès préféré des années 1970.


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