• B-T-O : You Ain't Seen Nothin' Yet (1974)

    Lorsque le guitariste Randy Bachman quitte les Guess Who en 1970, son but était de jouer du rock sans compromis. Le résultat fut ce groupe robuste, Bachman-Turner-Overdrive, avec une approche rock à angles droits, très répétitif sur des microsillons, mais efficace sur 45 tours. Bel exemple de leur approche avec ce succès cousu d'or.


    votre commentaire
  • Mungo Jerry : In The Summertime (1970)

    Formation britannique de longue durée menée par le chanteur Ray Dorset. In The Summertime demeure leur seul succès 45 tours en Amérique. Joyeuse chanson estivale qui, musicalement, était un prolongement de la musique Jug populaire dans les milieux folk au cours des années 1960.


    6 commentaires
  • Tony Joe White : Polk Salad Annie (1969)

    Seul succès 45 tours de la longue carrière de cet artiste unique. Polk Salad Annie établissait la personnalité du chanteur : rythme souple, guitare jouant à l'économie, un peu d'harmonica et surtout cette voix profonde et expressive. Il n'y a pas deux chanteurs ayant une voix comme ça ! Le Polk Salad du titre est une mauvaise herbe qui pousse le long des routes en Louisiane et les gens sans le sou peuvent s'en nourir. Annie est une malchanceuse : sa mère est en prison, sa grand-mère a été bouffée par un crocodile ("Chunk Chunk", de nous préciser Tony Joe) et Annie doit consommer du Polk Salad en dernier recours. J'accorde 10 étoiles sur 10 à cette chanson.


    2 commentaires
  • Aristocrates : Ton visage maquillé de joie (1966)

    Un bijou de la discographie jeunesse québécoise des années 1960. Le cas évident d'une version française supérieure à la pièce d'origine américaine : A Message To Pretty, par le groupe californien Love. Les Artistocrates transforment la chanson en une pièce romantique rock, teintée de soul. Un sujet rare, de plus : le chagrin d'amour masculin, de la part d'un gars complexé : "Je ne vaux rien", d'avouer le chanteur dès le départ. Nous avons droit au feu d'artifice de toute bonne pièce de l'époque : de l'harmonica, de superbes parties de guitare (On pense un peu aux Byrds), sans oublier les parties d'orgue là où ça compte. Beaucoup de gens croient que ce disque était une création québécoise. Je ne me lasse pas de cette chanson !


    votre commentaire
  • Otis Redding : Try A Little Tenderness (1966)

    Un immense disque soul ! La chanson circulait depuis le début des années 1930 mais ce qu'en a fait Otis Redding allait tout effacer et depuis 1966, Try A Little Tenderness est devenue synonyme d'Otis. En peu de temps, nous avons droit à une chanson encyclopédique de la musique des Noirs : elle débute avec des cuivres et un orgue, dans un climat blues, avant que les musiciens ne passent à des partitions jazzy et le tout se termine dans un R & B à l'emporte-pièce. Pour la partie soul, comptez sur Otis : cet homme-là chantait comme un nerf vivant et si on lui avait demandé de chanter le contenu d'un annuraire téléphonique en le rendant émouvant, il y serait parvenu.


    2 commentaires
  • Temptations : My Girl (1965)

    Je crois bien qu'il y a une unanimité : voici un des meilleurs succès romantique de tous les temps. La chanson a été écrite par Smokey Robinson et Ronald White (aussi des Miracles) et la tandem a produit le disque. Dans le cas des Temptations, c'était la première fois que David Ruffin avait le rôle de chanteur soliste. Du bonbon !


    votre commentaire
  • Peggy Lee : Fever (1958)

    Je ne veux pas jeter une pierre à Peggy Lee, mais sans l'arrangeur Jack Marshall, cette chanson aurait été anonyme sur un microsillon de la chanteuse. Deux années plus tôt : un succès notable pour le chanteur de R & B Little Willie John. C'est Jack Marshall qui a l'idée de la transformer en un jazz nocturne très évocateur, ayant recours à une contrebasse, quelques percussions éparses et des claquements de doigts. La modèle pour l'avenir sera le Fever de Peggy Lee/Jack Marshall et non celui de Little Willie John. Des centaines et des centaines de reprises, de 1958 jusqu'à l'an prochain. Ce disque de plus de cinquante années n'a pas pris une ride. Pour entendre la version d'origine, c'est par ici :

    http://4578.eklablog.com/little-willie-john-fever-1956-a41028179


    votre commentaire
  • Cozy Cole : Topsy (1958)

    Au moment de ce disque, Cozy Cole était retiré du monde du spectacle, devenu professeur de percussions. Au cours des années 1930 et 1940, il avait été le batteur de service pour plusieurs orchestres de Noirs, surtout celui de Cab Calloway. Topsy était une reprise allongée d'un titre des années 1930 de Count Basie, particulièrement transformée par Cozy Cole. La pièce avait maintenant un aspect de "Musique de film de détective". On y croisait une partie d'orgue (Yip!) et un solo de batterie. Contre toute attente, Topsy (en deux parties) devient un succès de palmarès (La partie 2 sera ce succès). Un disque que j'a-d-o-r-e ! Écoutez-le très fort et tentez de résister à la petite mélodie sautillante qui en est le thème.


    votre commentaire
  • Faye Adams : Shake A Hand (1953)

    Avez-vous déjà entendu une voix semblable ? À la fois précise et émotive, le tout au service d'un R & B lent qui dégage de la puissance (particulièrement sur la finale). Shake A Hand a été composée par Joe Morris, le chef de l'orchestre en vedette et qui apporte un appui vocal à Faye Adams. La chanson fut un énorme succès, repris très souvent, particulièrement par les artistes religieux. Un peu le Waterloo de Fays Adams, chanteuse qui avait alors l'habitude de proposer des pièces plus rapides mais qui demeurera identifiée à ce seul succès. Shake A Hand demeure une chanson très évocatrice grâce à cette voix extraordinaire.


    2 commentaires
  • Dominoes : Sixty Minute Man (1951)

    Groupe aussi présenté comme Billy Ward & The Dominoes. Voici un énorme succès pour la communauté noire. Comme plusieurs chansons de R & B, celle-ci parlait de l'acte en utilisant des métaphores. Elles sont cependant ici un peu moins nébuleuses et il est facile de se rendre compte que nous avons affaire un un chaud lapin qui y arrive pendant soixante minutes consécutives avant que "mon sommet n'explose", incitant la femme à "hurler s'il te plaît n'arrête pas !". Vous noterez aussi l'emploi du mot rock & roll, dans son sens premier olé-olé. Malgré l'aspect proto rock, la chanson sera peu reprise par les artistes de ce créneau, l'exception étant Jerry Lee Lewis, qui l'enregistrera trois fois.


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique